Arborescence de site web : 4 exemples commentés pour la finance
- ✓4 exemples d’arborescence commentés : un CGP indépendant, un courtier local, un cabinet d’expertise comptable, et le site que vous êtes en train de lire.
- ✓Trois constantes d’une bonne arborescence de cabinet : la prise de rendez-vous accessible partout, une page par expertise, et les mentions réglementaires en pied de page.
- ✓Pour un site d’une quinzaine de pages, l’arborescence sert d’abord vos visiteurs et votre maillage interne : Google le précise lui-même.
- ✓La méthode : partir des recherches de vos clients, à raison d’une intention de recherche par page, puis regrouper en 5 à 7 entrées de menu.
Cherchez « arborescence de site web exemple » et vous tomberez surtout sur des boutiques en ligne, des restaurants ou des portfolios. Utile pour comprendre le principe, mais un cabinet fonctionne autrement : il vend une relation de confiance, qui commence par un rendez-vous.
L’arborescence, c’est la façon dont les pages d’un site s’organisent, de l’accueil jusqu’aux pages les plus précises. J’en détaille la théorie dans mon article sur l’arborescence d’un site internet de CGP. Ici, place aux exemples concrets.
En voici quatre, commentés : un CGP indépendant, un courtier local, un cabinet d’expertise comptable, et l’arborescence du site que vous êtes en train de lire. Puis la méthode pour construire la vôtre.
Ce qu’un bon exemple d’arborescence doit montrer
Pour lire les schémas, trois niveaux suffisent : la page d’accueil (niveau 1), les rubriques du menu (niveau 2) et les pages de détail qui en dépendent (niveau 3).
Une bonne arborescence de cabinet se reconnaît ensuite à trois constantes, que vous retrouverez dans chaque exemple :
- 1La prise de rendez-vous accessible partout : un bouton dans le menu, à 3 clics maximum de n’importe quelle page.
- 2Une page par expertise, ou par besoin client : c’est ce qui permet de répondre à une recherche précise avec une page précise.
- 3Les mentions réglementaires en pied de page : mentions légales, numéro ORIAS ou inscription à l’Ordre, visibles depuis toutes les pages.
Un point de réalisme, aussi. Dans son guide de démarrage SEO, Google explique que l’organisation des pages en dossiers compte surtout pour les sites de plusieurs milliers de pages. Pour un cabinet d’une quinzaine de pages, l’arborescence sert donc d’abord vos visiteurs et votre maillage interne. Sur ce point, Google est clair : chaque page importante doit recevoir un lien depuis au moins une autre page du site.
Exemple 1 : le site d’un CGP indépendant

Un site vitrine de cabinet : les expertises en premier, la prise de rendez-vous toujours visible.
C’est la structure la plus courante pour un conseiller en gestion de patrimoine qui exerce seul ou avec une petite équipe.
- —Les expertises sont formulées comme des besoins clients (« Faire un bilan patrimonial », « Préparer sa retraite ») : c’est ainsi que vos prospects cherchent.
- —La rubrique « Pour qui » parle à chaque profil : un dirigeant et un jeune retraité ont des questions et des mots différents. Ces pages renvoient ensuite vers les expertises qui les concernent.
- —Le blog est classé par expertise : chaque article alimente la page service correspondante.
- —Le pied de page regroupe les mentions légales, le numéro ORIAS et, selon votre statut, l’information sur le traitement des réclamations.
Ce que ça change. Côté Google, chaque page d’expertise répond à une recherche distincte : les cinq pages se complètent et couvrent cinq besoins différents. Côté visiteur, chacune se termine par la même action, la prise de rendez-vous, accessible en un clic depuis le menu.
Exemple 2 : le site d’un courtier local

Un site organisé par produits, avec une page par agence et une simulation en guise de prise de contact.
Le courtier en crédit ou en assurance répond à des recherches plus directes : « courtier crédit immobilier Lyon », « rachat de crédit ». Son arborescence suit donc ses produits, puis ses lieux.
- —Une page par produit, avec des sous-pages pour les situations les plus recherchées (primo-accédants, investissement locatif).
- —Une page par agence, avec des informations propres à chaque ville : adresse, accès, équipe sur place. C’est le principe du référencement local : être trouvé par les prospects proches de vous.
- —Les avis clients ont leur propre entrée, parce qu’ils pèsent lourd dans la décision.
- —L’action principale est une simulation ou une demande de devis, souvent plus engageante pour ce public qu’un rendez-vous à froid. Les outils à intégrer à un site (simulateur, prise de rendez-vous) prennent ici toute leur place.
- —Les guides (constituer son dossier, comprendre les taux) captent le visiteur qui compare encore.
Ce que ça change. Deux publics, deux chemins dans la même arborescence : le prospect prêt à avancer va droit à la simulation, celui qui s’informe passe par les guides avant d’y arriver.
Exemple 3 : le site d’un cabinet d’expertise comptable

Deux portes d’entrée complémentaires : les missions du cabinet et les secteurs de ses clients.
Un cabinet d’expertise comptable a souvent beaucoup de missions à présenter. Son arborescence gagne à offrir deux portes d’entrée :
- —Les missions (comptabilité, social et paie, juridique, conseil patrimonial), pour le visiteur qui sait ce qu’il cherche.
- —Les secteurs (professions libérales, commerçants et artisans, créateurs d’entreprise), pour celui qui se demande d’abord si le cabinet connaît son métier.
- —Les ressources (blog, guides pratiques, calendrier fiscal) attirent des visiteurs tout au long de l’année et montrent l’expertise du cabinet.
- —Le pied de page mentionne l’inscription à l’Ordre, l’équivalent du numéro ORIAS pour un CGP.
Ce que ça change. C’est l’arborescence la plus dense des quatre, et celle où la rigueur compte le plus. Chaque page secteur gagne à parler vraiment du métier concerné (ses obligations, ses questions, ses échéances) : des pages interchangeables affaibliraient l’ensemble. Les ressources restent séparées des missions : le contenu éditorial nourrit la réflexion, les pages de missions déclenchent la demande de devis.
Exemple 4 : l’arborescence de ce site, et pourquoi

L’arborescence du site que vous lisez : cinq entrées de menu, une seule action principale.
Le site que vous lisez suit les mêmes principes. Voici les choix que j’ai faits, et pourquoi :
- —Cinq entrées de menu seulement : À propos, Services, Tarifs, Blog, et un bouton « Me contacter » qui se distingue visuellement. C’est l’action principale du site.
- —Une page par service sous Services (création, audit, refonte, prestation SEO, maintenance), chacune avec ses propres tarifs.
- —Une page Tarifs en plus, qui regroupe toutes les formules : un prospect qui veut un aperçu global, et vérifier que l’accompagnement correspond à son budget, n’a pas à naviguer de service en service. Afficher ses prix a aussi un effet de filtre : les prospects qui réservent un appel connaissent déjà l’ordre de grandeur.
- —Le blog, sous
/blog/, avec des articles qui renvoient chacun vers les services correspondants. - —La checklist offerte, accessible depuis le pied de page et les encadrés, et volontairement absente du menu : elle reste secondaire par rapport à l’appel découverte, que je veux mettre en avant.
| Exemple | Pages clés | Porte d’entrée principale | Action principale |
|---|---|---|---|
| CGP indépendant | Expertises, pour qui | Une expertise (retraite, transmission…) | Prendre rendez-vous |
| Courtier local | Produits, agences | Un produit dans une ville | Simuler son projet |
| Expert-comptable | Missions, secteurs | Un secteur ou une mission | Demander un devis |
| stephaniecanovas.fr | Services, tarifs | Un service ou un article | Prendre contact |
Créer votre arborescence à partir des recherches de vos clients
La méthode la plus fiable pour créer une arborescence consiste à partir de ce que cherchent vos clients : leurs mots, leurs questions, leurs besoins.
- 1Listez les questions et les recherches de vos clients. Reprenez vos derniers rendez-vous et notez les questions entendues, puis ce que l’on tape sur Google : « préparer sa retraite », « transmettre son entreprise », « courtier crédit immobilier » suivi d’une ville.
- 2Associez une intention à une page, et nommez-la avec les mots du client. Chaque besoin distinct mérite sa page ; deux recherches qui appellent la même réponse se regroupent sur une seule. « Préparer sa retraite » parle davantage à un prospect que « Ingénierie retraite ».
- 3Regroupez ces pages en 5 à 7 entrées de menu, du général au particulier, sur 3 niveaux au maximum, en plaçant en premier les besoins qui amènent le plus de rendez-vous.
- 4Placez la prise de rendez-vous et les mentions réglementaires, comme dans les quatre exemples : un bouton dans le menu, les mentions en pied de page.
- 5Reliez les pages entre elles. Chaque article renvoie vers l’expertise correspondante, chaque expertise vers la prise de rendez-vous. Un chemin court se ressent directement sur votre taux de conversion.
- 6Testez avant de construire. Demandez à quelques proches où ils cliqueraient pour, par exemple, « préparer la transmission de leur entreprise ». C’est le principe du test d’arborescence : quelques participants suffisent pour repérer les rubriques mal nommées, avant même de dessiner les pages.
Pour schématiser le résultat, un simple tableur ou un outil gratuit suffit : j’en cite quelques-uns dans mon article sur l’arborescence d’un site de CGP, avec les erreurs les plus fréquentes à éviter. Et si votre activité repose sur une offre unique, une structure plus courte, centrée sur une landing page, peut suffire.
Si votre site actuel s’est construit au fil des années sans plan d’ensemble, c’est souvent le bon moment pour repartir de cette méthode, avec une création ou une refonte.
L’essentiel à retenir
- 01Une bonne arborescence de cabinet tient en peu de pages : une par expertise ou par besoin client, une prise de rendez-vous visible partout, et les mentions réglementaires en pied de page.
- 02Partez des recherches de vos clients : c’est ce qui rend la structure claire à la fois pour vos visiteurs et pour Google.
Questions fréquentes
Combien de pages faut-il pour le site d’un cabinet ?+
Une dizaine à une quinzaine de pages suffit à la plupart des cabinets : accueil, une page par expertise, à propos, contact, les pages légales, puis le blog qui s’enrichit au fil du temps. Le bon nombre est celui qui couvre chaque besoin de vos clients avec une page dédiée.
Faut-il une page par ville ?+
Seulement si vous recevez réellement des clients dans plusieurs villes, et si chaque page apporte des informations propres à la ville (adresse, accès, particularités locales). Des pages identiques où seul le nom de la ville change sont à éviter. Le référencement local détaille comment les construire.
Le blog doit-il apparaître dans le menu ?+
Oui, en général : il montre votre expertise et rassure un visiteur qui hésite. Mais il reste une porte d’entrée vers vos expertises : chaque article renvoie vers la page service correspondante, c’est là que se joue la prise de rendez-vous.
Où placer le numéro ORIAS et les mentions légales ?+
Dans le pied de page, pour qu’ils soient accessibles depuis toutes les pages du site. Le numéro ORIAS peut aussi figurer sur la page À propos, où il renforce la confiance d’un visiteur qui cherche à vérifier votre statut.
Comment savoir si votre arborescence fonctionne ?+
Trois signaux simples : la part de visiteurs qui atteignent votre page de rendez-vous, les pages par lesquelles ils quittent le site (dans Google Analytics), et l’apparition de vos rubriques sous votre nom dans Google. Ces liens annexes sont automatiques, mais Google indique qu’une structure logique et des liens internes clairs y contribuent.
Peut-on changer d’arborescence sans perdre son référencement ?+
Oui, à condition de rediriger chaque ancienne adresse vers la nouvelle (redirections 301) et de mettre à jour vos liens internes. C’est un point à prévoir dès le début d’une refonte de site, avec la liste complète des pages existantes.
